Pascal Dusapin agacé par la célébration de ses 60 ans

En 2015, à 60 ans, Pascal Dusapin peut se vanter d’être le compositeur français le plus joué dans le monde. A cette occasion, il est mis à l’honneur à travers une vingtaine concerts donnés dans pas moins de 7 pays (France, Belgique, Finlande, Allemagne, Corée du Sud, Royaume-Uni, Portugal), le dernier a eu lieu le 17 octobre. Il livre alors sur France Info une réflexion intéressante sur son métier de compositeur, inspiré par son agacement à l’égard de cette célébration.

« Je suis un écrivain de la musique », le chef d’orchestre, c’est un autre métier. Il compose dans le silence et l’isolement, les « tâches » publiques se limitent pour lui aux premières et aux interviews.

Il fait preuve de beaucoup de recul par rapport à son art, appelle à l’humilité pour les artistes et même « préfère un bon maçon à un mauvais compositeur ! ». Il évoque aussi son amour de Black Sabbath et y reconnait un certain génie. D’ailleurs contre la désignation de « musique contemporaine » de l’époque de Boulez et de l’IRCAM, pour lui tout est contemporain.

S’il y avait bien quelque chose à célébrer à l’occasion de ses 60 ans, ce serait l’ouverture d’esprit et le décloisonnement de la musique populaire et de la musique savante, que le compositeur porte avec humilité. 

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