#Art & #Numérique : La #Frieze Art Fair, omniprésente

Frieze Art Fair
Dans le monde feutré du marché de l’art, il semble facile d’imaginer un univers vieillot, fréquenté par des personnes peu ouvertes aux enjeux de la société actuelle et enfermées dans une bulle irréaliste de biens haut de gamme et inaccessibles au commun des mortels. Pourtant, c’est bien Frieze, le célèbre magazine spécialisé en art, qui adopte les nouveaux codes du monde numérique.

 

La semaine dernière avait lieu la 14ème édition de la Frieze Art Fair à Londres. Du jeudi 6 au dimanche 9 octobre, le Frieze London et le Frieze Masters (le premier consacré à l’art contemporain et le second à l’art plus anciens), ont fait salle comble : les billets pour le Frieze London dimanche ont tous été vendu. Plus de 160 galeries exposaient leurs œuvres.

 

Mais Frieze est bien plus qu’un salon de galeries d’art, c’est aussi toute une organisation centrée autour des nouveaux outils numérique.

 

Tout d’abord, nombreux sont les artistes exposés qui utilisent les nouveaux moyens de communication dans leurs œuvres. L’année dernière, c’est instagram qui était au centre des discussions puisque l’artiste Richard Prince avait fait polémique en présentant ses pièces à l’édition de Frieze Art Fair à New York. En effet, il s’était permis d’imprimer en grand format des captures d’écrans de photos instagrams qui n’étaient pas les siennes. Ces photos s’étaient ensuite vendues à des prix exorbitants (atteignant 2,5 millions de dollar pour l’une d’entre elles). Mais le lien entre Frieze et le numérique est loin de s’arrêter là. Il vous suffit d’avoir trainé sur un blog ou site internet dédié à la l’art et à la culture pour voir fleurir de nombreux articles sur ce salon. Sur les réseaux sociaux, c’est la même chose. Le compte instagram Friezeartfair est tout simplement un petit bijou qui met en lumière quelques œuvres présentes au salon.

 

Mais leur présence sur les réseaux sociaux ne s’arrêtent pas là : sur twitter et instagram, le concours photo ouvert à tous a fait fureur (il suffit de regarder le nombre de publications figurants le hashtag #PeopleLookingAtArt). À la clé, une impression de l’artiste Elizabeth Price intitulé « We ». Sur facebook, inutile de préciser que leur fan page est bien active : plus de 71 000 personnes « aiment » leur page.

« We » – Elizabeth Price

Concernant l’exposition de sculptures organisé par Frieze Art Fair dans le Regent’s Park et qui se termine le 8 janvier 2017, il est même possible de télécharger l’application « Frieze Sculpture Park Guide« .

 

Frieze n’est pas uniquement investi dans les nouvelles technologies lors de ces quelques jours d’événements. Depuis longtemps le magazine est un précurseur des nouveautés technologiques. Frieze Magasine a été un des premiers à utiliser des logiciels ordinateurs de publications ainsi que des techniques de pointes en matière d’impression et de typographie numérique.
Enfin, toutes les conférences qui ont lieu lors du salon sont en accès libre sur le site internet de Frieze et de nombreuses vidéos permettent au public de revivre l’évènement.

 

Il serait cependant très naïf de penser que Frieze fait figure d’exception dans le monde de l’art dans son engouement pour le numérique. Le marché de l’art est un marché (presque) comme les autres, qui doit sans cesse évoluer pour attirer de nouvelles cibles, plus jeunes. il suffit de voir les journées #InstaMeet de la fondation Louis Vuitton pour mesurer l’impact des réseaux sociaux dans l’art contemporain.

 

Sources :
Android App: Frieze Sculpture Park Guide

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