La réédition de Bandes Originales à l’honneur en 2016 #Reissue

En cette fin de novembre, le temps de bilans (musicaux) de l’année commence, et le moins qu’on puisse dire c’est que 2016 aura été faste pour les Bandes Originales de films et de séries. A titre d’exemple la BO de Sucid Squad est classé 10em dans le Billboard 200 et ce 15 semaines après sa sortie, tandis que la B.O. de la Stranger Things cartonne, figurant parmi les best sellers de bon nombre de disquaires, notamment outre-manche, et obtenant l’excellente note de 8 par Pitchfork. Le succès du disque a même permis à ses deux compositeurs Kyle Dixon & Michael Stein d’aller le défendre sur scène lors de plusieurs dates mondiales, fait assez rare dans le monde des séries pour le noter.

Mais 2016 aura aussi brillé par le nombre de rééditions de BO qu’elle a vu naître. Parfois cette réédition célèbre l’anniversaire du film comme Drive qui fête ses cinq ans avec un vinyle reprenant l’ensemble de la Bande Original du film ; les créations de Cliff Martinez comme les morceaux « empruntés ».  Dans d’autres cas la réédition de la BO accompagne l’annonce d’une suite, comme Trainspotting. La soundtrack culte et irréprochable du film tout aussi culte se permet donc un relifting en 2 vinyles oranges. Coup double puisque cette réédition officie autant de coup de communication pour Trainspotting 2 que de réponse au fan demandant un repress de la BO alors épuisée. Il en est de même pour  Twin Peaks, série télévisée créée par David Lynch qui fera son retour sur nos écrans en 2017 pour une saison 3 tant attendue, et qui, pour faire patienter les fans, a réédité pour la première fois depuis 25 ans la bande originale imaginée par le compositeur de génie Angelo Badalamenti. Le label Death Waltz Recording Company, chargé de cette réédition ne s’est pas contenté de presser la musique sur un support mais a donné au projet une véritable identité visuelle : la pochette de l’album reprend le carrelage de la Red Room, tandis que la couleur du vinyle évoque a damn fine cup of coffee.

En réalité, toutes ces rééditions tentent de retranscrire avec plus ou moins de succès l’atmosphère du film à travers des détails graphiques qui peuvent être la pochette, la couleur du disque, le packaging d’un coffret, des posters etc. Le but étant de créer de un objet visuel et musical à part entière dédié aux collectionneurs, et non pas de simplement leur délivrer la musique du film ou de la série avec simplement l’affiche de cette dernière comme graphisme. Et à ce jeu, Mondo remporte la palme.

La maison de disque, spécialisée dans la réédition vinyle de BO de film, s’est attaquée à Fight Club en proposant un coffret pour le moins insolite sorti le 16 novembre. Comme nous le raconte TUSGI : « on nous ordonne en effet de « détruire quelque chose de beau » et c’est tout bonnement la pochette du vinyle qui va y passer, révélant alors deux galettes rose savon du meilleur effet. Le tout est accompagné d’une notice d’utilisation façon Ikea qui n’est pas sans rappeler certaines scènes du film ». Désormais Mondo travaille sur les Gremlins. En effet comme on peut le lire sur Greenroom, « Dans un éclair de génie, et parce qu’ils ont sans doute vu ce film culte, ils ont conceptualisé une pochette pour ce double album qui réagit à l’eau et à la lumière du jour. Si la boîte est exposée à l’un des deux, de nouveaux dessins apparaîtront ».

Enfin les internautes de kiss kiss bank bank auront surement vu cette levée de fond réussie visant à sortir en vinyle une réédition de de la BO de certains films de Brigitte Lahaie. Loin d’être une blague ce disque est le fruit de 3 producteurs, cherchant d’abord à écrire un livre sur la filmographie de l’actrice avant de tomber sur les bandes magnétiques contenant les musiques originales des films X de Burd Tranbaree, composées par Alain Goraguer, arrangeur de Serge Gainsbourg entre autres. Le Disque de Culte, c’est son nom, aura même tapé dans l’œil de Libération qui écrit à propos « Alternant les plaisirs, de l’extase suggestive aux délires intimistes, les onze plages ne se limitent pas à un registre, du swing déluré aux expériences borderline ». Preuve que la réédition de Bandes Originales ne se limite pas qu’à un seul genre.

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