Cette année, le Salon International du Patrimoine Culturel s’est tenu du 2 au 5 novembre au Carrousel du Louvre et a accueilli plus de 20 000 visiteurs, venus du monde entier. Créé il y a plus de 20 ans, ce salon a pour but de réunir les professionnels de la restauration et de la sauvegarde du patrimoine culturel. Pour sa 23ème édition, le Salon s’est intéressé aux enjeux du tourisme culturel mais aussi au rôle des nouvelles technologies dans la sauvegarde du patrimoine.


Les nouvelles approches de réhabilitation du patrimoine culturel

Vendredi 3 novembre, le Salon proposait en effet une conférence intitulée « Nouvelles approches de réhabilitation du patrimoine culturel : le cas de la reconstruction d’Alep ». Le président de la start-up française, Iconem, qui travaille actuellement à la reconstruction numérique 3D du patrimoine culturel syrien, a animé la discussion en compagnie du directeur de l’Aga Khan Trust for Culture (AKTC). Leur projet a pour ambition de reconstruire la ville historique d’Alep, gravement endommagée par les combats syriens mais également « d’aider à la restauration de l’activité sociale et économique dans la vieille ville d’Alep » souligne Luis Monreal, directeur d’AKTC.
Depuis la fin de combats en janvier 2017, lconem a réalisé les premiers travaux de documentation numérique et de modélisation 3D grâce à des milliers de photos prises par des drones. Cette base de données servira de support à la Direction générale des Antiquités et des Musées de Syrie (DGAM) dans leurs travaux de restauration du patrimoine culturel historique de la ville.

Iconem

Le numérique, solution miracle pour un patrimoine culturel en péril ?

Dans le cas de la reconstruction du patrimoine culturel d’Alep, on comprend le rôle clé que jouent les nouvelles technologies. Mais son rôle ne se limite pas simplement à la numérisation du patrimoine, le numérique offre bien d’autres opportunités dans la sauvegarde du patrimoine culturel, notamment en termes de levée de fonds.
Pour la première fois cette année au Salon International du Patrimoine Culturel, la start-up Dartagnans faisait son entrée en tant qu’exposant et a pu sensibiliser les visiteurs au mécénat participatif dans le secteur culturel. Créée en 2015, Dartagnans se revendique comme la première plateforme de financement participatif en France spécialisée dans la protection du patrimoine culturel en péril. Grâce aux dons de milliers d’internautes et à l’intermédiaire de cette plateformes, des porteurs de projets parviennent à réunir les fonds nécessaires pour entreprendre des travaux de restauration et de réhabilitation de monuments historiques. La multiplication des campagnes de crowdfunding en faveur de la conservation et de la restauration du patrimoine culturel montre l’intérêt qu’il suscite auprès des Français.
L’Etat a également réaffirmé son intérêt pour le patrimoine culturel français en dévoilant le 17 novembre dernier sa stratégie pluriannuel en faveur du patrimoine. Parmi les mesures de ce plan, annoncé par la ministre de la culture, Françoise Nyssens, on retrouve notamment la mise en place d’une plateforme participative permettant aux citoyens de signaler des monuments de patrimoine en péril près de chez eux.


SOURCES :

http://www.lemonde.fr/architecture/visuel/2017/11/10/les-nouvelles-technologies-au-chevet-des-tresors-d-alep-la-scintillante-mutilee_5213190_1809550.html
http://iconem.com/fr/
https://www.patrimoineculturel.com/conference-reconstruire-alep/
https://www.patrimoineculturel.com/programmation/revivez-edition-2017/
http://blog.tbs-education.fr/tbs-culture/?p=4720
http://www.culturecommunication.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Francoise-Nyssen-a-presente-sa-strategie-pour-le-patrimoine-les-moyens-seront-renforces-et-les-petites-communes-feront-l-objet-d-une-attention-privilegiee

Crédits photo : ICONEM/DGAM

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