Ordures et œuvres d’art unies pour la protection de l’#environnement

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Qui aurait pensé qu’il était possible d’être artiste en utilisant pour matériau premier des déchets? La création contemporaine évolue pourtant vers une définition plus libre des matériaux et supports à la création, un croisement des disciplines artistiques et une sensibilisation accrue aux enjeux de l’environnement.

Philippe Echaroux, l’art de photographier des déchets à Los Angeles 

Artiste marseillais en voyage à Los Angeles, Philippe Echaroux a fait de son nouveau projet une sensibilisation à notre négligence face aux déchets abandonnés dans la nature. Cette démarche environnementale et artistique nommée After the Dream n’a pas été créée dans cette ville par hasard : « Derrière l’idée d’aller à Los Angeles, j’avais envie de me rendre dans un lieu qui fasse rêver les gens pour montrer que, même là, il est facile de trouver des déchets ». Ainsi, même dans un lieu fantasmé dans l’imaginaire de chacun, le photographe a été surpris de constater le peu de soin manifesté par les individus pour protéger les lieux touristiques de la ville.

Le projet s’articule autour de plusieurs tas d’ordures qu’il a récupéré partout dans la ville puis assemblé. Après avoir photographié plusieurs personnes croisées dans les rues de Los Angeles, il a projeté ces portraits sur les déchets. Par ce moyen, Philippe Echaroux souhaite faire prendre conscience à chacun de sa responsabilité.

Dans le cadre de ce projet, le photographe a également lancé une initiative participative invitant tout le monde à créer ses propres œuvres d’art à partir de ses propres déchets ou de ceux récoltés dans la nature. L’objectif et de rendre l’individu actif dans la lutte pour la protection de l’environnement et d’en faire une activité ludique et créative.

L’ensemble du projet After the Dream de Philippe Echaroux est résumé dans la vidéo suivante :

After the Dream – Philippe Echaroux

Bordalo II, faire du street art avec des encombrants à Paris 

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A Paris, l’artiste portugais Bordalo II a inauguré le 16 novembre dernier en présence du maire du 13ème arrondissement, Jérôme Coumet, son œuvre monumentale réalisée à partir de déchets. Située au 87, rue du Chevaleret, cette création d’environ 8m de haut et réalisée en trois jours seulement dénonce la pollution. Ce « castor » a été commandé par un galeriste du quartier ainsi que le promoteur immobilier Emerige, propriétaire de l’immeuble. Il appartient à une vaste initiative de « trash animals » que l’artiste a réalisé partout dans le monde.

Avec son équipe, l’artiste cherche dans les rues adjacentes des encombrants abandonnés en plastique : valise, jouets, pneus, arrosoirs, tuyaux, chaises… Puis, ces objets sont découpés et assemblés au sol avant d’être accrochés au mur. Derrière cette démarche, Bordalo II souhaite « recréer des animaux à partir de ce qui les tue, la pollution et les déchets en plastique ».

SOURCES :

« Marseille: Le street artiste Philippe Echaroux donne un visage aux déchets pour inciter à les ramasser », 20 minutes, 16/11/2017

« À Los Angeles, Philippe Echaroux projette des visages sur des déchets pour dénoncer la pollution », Konbini, 14/11/2017

« Allauch : “After The Dream”, le nouveau projet de Philippe Echaroux », France 3 PACA, 14/11/2017

« À Paris, il transforme les ordures en œuvre d’art », Le Parisien, 16/11/2017

« Street-art : trois œuvres éphémères à ne pas rater », Le Monde, 22/11/2017

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