L’#escroquerie de #TicketMaster dévoilée par des reporters canadiens

TicketMaster, leader international du marché de la vente en ligne de billet, a récemment été mis en cause concernant la revente en ligne illégale de leurs billets par des journalistes canadiens.

TicketMaster est un site internet, créé en 2008, dont l’objectif est la vente de billet pour des événements sportifs et culturels, notamment des concerts. Ce service est disponible dans de nombreux pays (dont la France), mais il est surtout populaire aux États-Unis et au Canada. Ce qui fait de lui le leader international sur le marché de la vente en ligne de billets.

Cependant, et malgré les énormes revenus que lui rapportent sa popularité outre-Atlantique, le site web et LiveNation, l’entreprise qui le gère depuis son rachat en 2009, ont récemment été mise en cause dans un scandale d’ordre financier par des reporters du journal canadien Toronto Star et de la chaîne CBC News.

Lors du congrès “Ticket Summit”, qui a eu lieu en Juin à Las Vegas, ces reporters ont pris part à des discussions entre des salariés de TicketMaster et des “scalpers” (que l’on pourrait traduire en français par revendeur avec une connotation sur l’illégalité de ce processus), sous couverture car cette convention était fermée aux médias.

C’est ainsi que ces journalistes ont pu entendre des discours allant totalement à l’encontre des Conditions d’Utilisation du site, qui indiquent qu’il est interdit d’acheter un grand nombre de billets dans l’objectif de les revendre à des prix plus élevés.

Déjà à l’époque où TicketMaster mettait en place une plateforme spécifique pour la revente de billets, certains spécialistes du secteur avait questionné la légalité d’un tel procédé. En effet, cela permettait à TicketMaster de gagner une commission sur la première vente d’un billet, puis de gagner une deuxième commission sur la revente de ce même billet. Ainsi, CBC montrait que, pour un billet pour un concert de Bruno Mars, TicketMaster pouvait récolter 25$ sur la vente d’un billet à 210$, puis 76$ sur la revente de ce billet à 400$. Sur ce concert, ils avaient accumulé des recettes de l’ordre de 658 000$ (350 000$ lors des ventes et plus de 300 000$ lors des reventes).

Mais le plus étonnant dans les discours prononcés lors de ce congrès, furent ceux concernant leur relations avec les revendeurs. Bien qu’en public et dans la presse, ils affirment faire l’essentiel pour la satisfaction des clients et ainsi essayer de combattre ce principe de revente, des propos contraires ont pu être enregistrés par les reporters. Notamment un responsable expliquant qu’il connaissait des revendeurs travaillant avec plus de 200 comptes différents et faisant la promotion d’un logiciel, Trade Desk, (appartenant à TicketMaster!) aidant à la gestion de la revente via tant de comptes.

Le problème majeur dans cette affaire est que, malgré l’aspect évidemment peu éthique de ces méthodes, et la colère des usagers ayant appris que TicketMaster soutenait un mécanisme qui les amènent à payer leur billets bien plus cher, ce processus n’a encore rien d’illégal.

 

https://www.cbc.ca/news/business/ticketmaster-prices-scalpers-bruno-mars-1.4826914

https://www.thestar.com/news/investigations/2018/09/19/we-went-undercover-as-ticket-scalpers-and-ticketmaster-offered-to-help-us-do-business.html

https://www.cbsnews.com/news/ticketmaster-undercover-report-reveals-company-profiting-from-resold-tickets/

https://variety.com/2018/biz/news/ticketmaster-accused-of-colluding-with-scalpers-1202948864/

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