Adapter la #bandedessinee au cinéma en prise de vue réelle

Affiche film Les Vieux Fourneaux

Gaston Lagaffe, Les Aventures de Spirou et Fantasio, Tamara Vol.2… Les adaptations de bande dessinées au cinéma en prise de vue réelle ont le vent en poupe en cette année 2017-2018. Une tendance qui n’est pas prête de se démentir si l’on en croit l’annonce d’un potentiel deuxième opus cinématographique des Vieux Fourneaux et le dévoilement du casting trois étoiles de Corto Maltese cette semaine. Quelles sont les raisons et les limites de ce passage du 9ème au 7ème art ?

Transposer la BD au cinéma : une aubaine

La véritable frénésie en matière d’adaptation BD au cinéma s’est en grande partie effectuée sous l’impulsion du groupe Média Participations qui regroupe plusieurs maisons d’édition détentrices de licences cultes (Largo Winch, Valérian et Laureline, L’Élève Ducobu…). Laurent Duvault, qui en est le directeur de développement à l’international, explique ce plébiscite par le côté rassurant des héros transgénérationnels de bande dessinées qui ont déjà leur public établi. Leur consacrer un film en prise de vue réel revient à en conforter le succès financier – « créer une énorme caisse de résonance »1 -, à faire découvrir l’univers à un nouveau public grâce à une narration différente et surtout à proposer une nouvelle vision artistique de l’œuvre pour que la « marque » perdure.

Un jeu d’équilibriste

Bien moins coûteuse et bien plus rapide que l’adaptation en métrage d’animation, la transposition d’une BD au cinéma en prise de vue réelle n’en demeure pas moins compliquée. Le problème de la fidélité à l’univers et à l’esthétique s’en retrouve en effet renforcé, le médium divergeant fondamentalement – personnages d’encre de Chine et d’aquarelle versus acteurs en chair et en os pour Corto Maltese par exemple. En outre, la densité scénaristique et la temporalité propres au cinéma pousse à combler des vides. Toute la difficulté réside donc dans un savant jeu d’équilibriste entre hommage superfétatoire et « trahison » du matériau original.

Sources :

1Orsini, Alexis. « Peut-on adapter une BD au cinéma sans la trahir ? Cas d’école avec Le Petit Spirou ». Numérama. Mis à jour le 26 septembre 2017. [En ligne]. [Consulté le 12 novembre 2018]. https://www.numerama.com/pop-culture/288287-peut-on-adapter-une-bd-au-cinema-sans-la-trahir-cas-decole-avec-le-petit-spirou.html

Douhaire, Anne. « BD et cinéma, le mariage gagnant ? ». France Inter. Mis à jour le 23 mars 2017. [En ligne]. [Consulté le 12 novembre 2018]. https://www.franceinter.fr/culture/bd-et-cinema-le-mariage-gagnant

Fam, Lise. « Un second film Les vieux fourneaux pourrait voir le jour ». 9ème art. Mis à jour le 6 novembre 2018. [En ligne]. [Consulté le 12 novembre 2018].http://www.9emeart.fr/post/news/franco-belge/un-second-film-les-vieux-fourneaux-pourrait-voir-le-jour-9702

Oury, Antoine. « Christophe Gans adaptera les aventures de Corto Maltese à l’écran ». ActuaLitté. Mis à jour le 2 novembre 2018. [En ligne]. [Consulté le 12 novembre 2018]. https://www.actualitte.com/article/culture-arts-lettres/christophe-gans-adaptera-les-aventures-de-corto-maltese-a-l-ecran/91683

Mury, Cécile. « Corto Maltese : la cour secrète des Arcanes. L’aventurier cher à Hugo Pratt sort de sa bulle pour une virée sibérienne à l’écran. Transposition réussie ». Télérama. Mis à jour en 2002. [En ligne]. [Consulté le 12 novembre 2018]. https://www.telerama.fr/cinema/films/corto-maltese-la-cour-secrete-des-arcanes,77097.php

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