La #littératurejeunesse : un moyen d’appréhender le monde

Le Salon du livre et de la presse jeunesse, ouvrant ses portes le mercredi 28 novembre, est la preuve de l’évolution de la littérature jeunesse. Désormais des thèmes comme la maladie, le divorce, les réfugiés, le sexe ou encore l’histoire sont abordés dans les livres jeunesse. 

 

Des thèmes de société présents dans les rayons jeunesse 

Cette année le prix UNICEF de la littérature jeunesse a comme thème « Réfugiés et migrants, déracinement à l’exil » et a permis aux enfants de 3 à 12 ans de découvrir et d’être sensibilisés à la vie des enfants contraints de fuir la guerre et la pauvreté.

Par ailleurs, les sujets tabous comme la drogue, le suicide ou la cyberpornographie sont dorénavant abordés dans la littérature jeunesse. Selon Marion Jablonski, directrice du département jeunesse d’Albin Michel, la littérature a bien plus de liberté que le cinéma et peut traiter des sujets plus sensibles. Elle souligne que la sortie du roman 13 Reasons Why n’a pas entrainé la moindre polémique contrairement à la sortie de la série Nextflix.

Bien que de nombreux thèmes soient aujourd’hui traités dans la littérature jeunesse, certains tabous persistent tels que la prostitution, la religion, l’inceste et l’argent.

 

2018, année de commémorations : le devoir de mémoire des auteurs jeunesse 

L’objectif de certaines maisons d’éditions, comme Talents Hauts, est de publier de romans historiques qui s’affranchissent des manuels scolaires et qui mettent en exergue des héros oubliés de l’Éducation Nationale. Ces livres racontent l’histoire de personnages très divers, tels que les femmes, les peuples colonisés ou les participants oubliés des guerres.

Des auteurs cherchent à mettre en avant des points de vue différents sur un même pans de l’histoire. Sarah Cohen-Scali, à travers ses romans Max et Orphelins 88, raconte la Seconde Guerre mondiale et ses suites du côté allemand ainsi que le programme d’eugénisme nazi.

Avec la disparition des témoins directs des pans de l’histoire, les écrivains deviennent un relai d’informations pour les générations futures bien que la fiction prenne souvent le pas sur la réalité.

 

Sources :

1. Cécile Mazin. « Palmarès 2018 du 3èmePrix UNICEF de la littérature jeunesse ». ActuaLitté. Publié le 28 novembre 2018 (en ligne).

https://www.actualitte.com/article/prix-litteraires/palmares-2018-du-3e-prix-unicef-de-litterature-jeunesse/91989

 

2. Sandrine Bajos. « Salon du livre jeunesse : peut-on tout dire aux enfants ? ».

Le Parisien. Publié le 27 novembre 2018 (en ligne).

http://www.leparisien.fr/culture-loisirs/livres/salon-du-livre-jeunesse-peut-on-tout-dire-aux-enfants-27-11-2018-7954689.php

 

3. Yaël Eckert. « Littérature adolescente ». La Croix. Publié le 27 novembre 2018

(en ligne).

https://www.la-croix.com/Famille/Parents-et-enfants/Litteratures-adolescentes-2018-11-27-1200985892

 

4. Pauline Croquet. « Au Salon du livre jeunesse de Montreuil, l’histoire en première ligne ». Le Monde. Publié le 25 novembre 2018 (en ligne).

https://www.lemonde.fr/pixels/article/2018/11/25/litterature-jeunesse-l-histoire-en-premiere-ligne_5388303_4408996.html

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